Un ami c’est… (spécial 30 ans)

Dans la vie, on perd inévitablement des gens à qui on tenait beaucoup… des gens sur qui on pensait compter toute une vie. On a les amis d’enfance, avec qui on joue à la poupée, au « Légo », au gendarme et au voleur… Avec qui on rentre de l’école en se racontant des broutilles et en mangeant des bonbons. On est ami avec tout le monde sans préjugés quand on est enfant. On a les potes d’adolescence, avec qui on délire, on boit, on sort, on passe des soirées entières à se marrer, à rentrer au petit matin éméché et la tête remplie de souvenirs… Ceux à qui on dit qu’on arrêtera jamais de les voir! Ceux qu’on appelle les meilleurs pour la vie.

Pour la vie…

Puis vient le moment où l’on rentre dans la vie active. Où nos horaires, nos agendas font qu’on ne peut plus se voir. On garde des milliers de souvenirs et on se revoit à l’occasion… Puis on se perd de vue. On s’oublie. On regarde les photos et on se dit que c’était bien quand même… C’était bien quand on devait seulement se soucier de la tenue qu’on devait enfiler pour l’école, de l’argent de poche qu’on allait recevoir pour recharger notre téléphone ou s’acheter un joli jeans. L’apparition des réseaux sociaux a égayé nos soirées. Ces soirées qu’on a passé à rechercher son confident de quatrième, sa copine de banc d’école… Découvrir ce que la fille du fond de la classe était devenue…à quoi ressemblait quelques années après, la fille qu’on détestait parce qu’elle nous avait volé un petit ami (et on se dit qu’elle est toujours aussi vilaine, et ça nous met en joie!)…  On les a tous ajoutés, on a tchatté avec eux et on s’est rappelé les bons souvenirs… on s’est dit souvent qu’on allait se revoir mais ça ne s’est pas toujours fait…

Et on grandit toujours, on gagne en maturité, on s’aperçoit que le temps passe à une vitesse folle mais qu’on a toujours besoin d’amis sincères… On s’en fait de nouveaux parfois, qui s’avèrent être eux aussi des gens chouettes… On côtoie les amis de l’homme/la femme de sa vie et on s’en fait des personnes proches aussi, on les garde même malgré la rupture, si rupture il y a… On parvient à s’éloigner des mauvaises personnes même, quand on a la volonté de ne pas se laisser écraser ou que l’on fait des choix qui ne plaisent pas. On est même parfois triste d’avoir donné son amitié à des gens qui n’en valaient pas la peine… mais on avance toujours… On s’aperçoit que plus on vieillit, moins on est entouré. Et on garde les VRAIS. Les vrais amis pour nous, ceux qui nous correspondent le plus.

Et un vrai ami c’est quelqu’un (entre autres):

  • qui prend de tes nouvelles, et pas seulement quand il a besoin de toi.
  • qui s’inquiète pour toi quand tu es dans une situation difficile.
  • qui connaît beaucoup de choses de toi, de ton plat préféré à la date de ton anniversaire, en passant par ce qui te fais le plus souffrir dans la vie.
  • qui peut te dire en face ce que tu n’as pas envie d’entendre, et vice versa.
  • avec qui tu peux pleurer sans te sentir ennuyeux.
  • avec qui, à l’inverse, tu peux te marrer des heures et qui comprend ton humour.
  • qui passe rendre visite quand tu perds quelqu’un de proche.
  • qui même s’il est en couple, s’il a des enfants, trouvera toujours du temps à te consacrer.
  • qui même s’il ne comprends pas tes opinons, ne les jugera jamais.
  • qui même si tu ne le vois jamais, sera là pour les grands moments de ta vie (rupture, déménagement, mariage,…).

Et autres qualités précieuses à vos yeux… A vos yeux. Car si vous avez de bons amis que vous voulez conserver… posez-vous parfois les questions: suis-je également un bon ami? Suis-je assez là pour les gens que j’aime? Cette relation est-elle belle dans les deux sens?

A l’époque des réseaux sociaux où chacun se côtoie par écran interposé et où un « like » à plus de valeur qu’une étreinte sincère, une vraie amitié est précieuse. Demandons nous si nous avons au moins 3 amis sincères… Et, si les conditions sont remplies, c’est que la vie vous réussit. Contrairement au fait d’avoir une Rollex, avoir des amis c’est plus que ça…

Les araignées, ces garces à 8 pattes! (ou le handicap psychique)

561145-toile-d-araignee-bien-arroseeComme beaucoup de mes amis le savent, je suis une grande arachnophobe. Les gens me prennent souvent pour une folle, ou pensent que j’exagère quand je parle de cette phobie! Elle est bel et bien réelle et handicapante!

Bizarrement, voir ces sales bêtes à 8 pattes en photo ou en vidéo ne me fait ni chaud ni froid. Mais quand je suis dans la même pièce qu’une de ces bestioles, je ne suis plus moi. Mon dos transpire, mes yeux s’emplissent de larmes, je tremble et je suis incapable de m’en approcher. Je suis incapable de la tuer seule. Je dois toujours appeler un proche, ou quelqu’un dans les environs pour me débarrasser de cette bête immonde! Je ne sais rien faire contre ces bêtes énormes. A part me percher sur une table, un fauteuil ou une chaise. Le gros problème dans cette affaire, est qu’entre le mois de septembre et le mois de novembre, mon comportement change. On pourrait penser que la météo me fait déprimer! Que nenni! Les garces à huit pattes rentrent dans les habitations! J’avance donc à petits pas dès que le soleil est couché, je scrute la moindre partie de mur, de sol. Je suis toujours à l’affût! Telle Sydney Prescott dans la saga Scream (vous voyez, l’une de ces scènes dans laquelle elle sait que le tueur est dans la maison, mais qu’elle y rentre quand même!?)! La moindre tache sur un mur me fait sursauter, je ferme toujours les éviers (combien de fois n’en ai-je pas vu une courir hors d’un évier, ou d’une baignoire!), je marche en chaussures dans la maison (et si une me grimpait sur le pied?). C’est pathétique, et je suis sûre que les 8 cheveux blancs que j’ai sur mon crâne ont un lien avec cette peur irrationnelle!! Un cheveux blanc pour chaque fois où je me suis retrouvée seule face à l’une de ces bêtes inoffensive!

Haaa être seule! Gros soucis également. Que faire? Quand personne n’est là pour m’aider, et qu’une de ces garces approche (d’ailleurs, je suis certaines qu’elles sentent la peur!)? Je me suis déjà retrouvée seule, sur le seuil, dans la neige parce qu’un de ces monstres avait décidé de faire de la porte de ma chambre son terrain de jeu. Seule face à elle. Elle avait gagné. J’ai déjà également laissé un robinet (d’un évier fermé) couler, parce que l’une d’elle étaient sortie de là. L’eau coulait sur le carrelage et, hors de question de m’approcher du robinet pour l’éteindre.  J’aimerais tellement être débarrassée de ça… Mais j’ai l’impression que plus je vieillit, plus la peur et l’angoisse s’accentuent…

J’ai beau chaque année googliser « Remède efficace pour éloigner araignées »… je n’ai jamais trouvé. Le remède le plus populaire étant les châtaignes. Oui oui, les châtaignes auraient un effet répulsif contre les araignées. Laissez moi rire! J’ai déjà ramassé des châtaignes (mes paumes s’en souviennent!) en y croyant à fond! Et le lendemain, une immense tégénaire jouait à la balle avec mes châtaignes! 

Tout ça pour dire aux gens qui ne comprennent pas, que les phobies sont inexplicables! Bien sûr que les araignées sont inoffensives et utiles. Qu’elles ne piquent pas… On le sait (les mouches piquent et on s’en fout des mouches! Elles sont juste hyper chiantes et sales!)! Mais la peur est plus forte. C’est un peu comme la peur des souris. C’est tout doux une souris. C’est mignon (Bernard et Bianca ne sont pas mignon peut-être?). Comment se fait-il que des femmes s’évanouissent devant ces petites bêtes? Elles ne savent pas non plus l’expliquer.

Alors, s’il y a des lecteurs qui comme moi haïssent ces bestioles… je leur souhaite tout le courage du monde pour affronter ces 3 longs mois… Et si jamais quelqu’un à un remède valable pour les éloigner des habitations, qu’il me fasse signe! Je m’engage à sculpter une statue à son effigie! 😉 

Vivement le gel! 

 

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« Faire régime »

pommeFaire régime, être au régime, faire attention… on y est. C’est l’été. On est toutes persuadées que dans un mois on aura le corps de Kate Moss. Oui dans un mois, parce que pour bien faire, on aurait dû s’y mettre au mois d’avril. Oui mais en avril c’était pas possible. En effet, la farandole de nids de pâque, ou les petits oeufs fourrés nous en empêchaient. Oui, oui carrément tout le mois, parce qu’après le week end Pascal, ils sont en promo au magasin. Impossible de résister aux deux euros de réductions sur les « blanc praliné ». Alors il faut bien finir le paquet.
Au mois de mai, on s’était dit qu’on s’y mettait le 2. Parce que le 1er c’est congé. Et quand c’est congé, on fête ça en allant chercher une frites-mayonnaise-oignons-sèchés. On n’en peut rien nous si la Belgique regorge de friteries dont l’odeur des poulycroc qui se tortillent dans leur panier, se glisse subtilement dans nos narines. Oui, jusque dans l’habitacle de la voiture! C’est vraiment pas pour nous aider, vous ne comprenez pas!

Ensuite vient le 3 mai… zut, faudra s’y mettre le 5 parce que c’est le week end maintenant! Et le week end, on boit un ptit Martini avec les copines et on se fait une petite bouffe.
Le 5, voilà, enfin! On peut commencer. C’est le moment d’appliquer à la lettre les conseils de magazines féminins! Pain complet (que l’on va chercher à pied évidemment!), thé vert, yaourt maigre, muesli, tomates cerises, dinde cuite à l’eau. Le 6, le ventre est déjà plat au réveil. « Haaa regarde chou, tu trouves pas que j’ai déjà maigri? Oooh mon jeans flotte! Trrrop conteeente! ». Et nous voilà donc mardi 6, au supermarché, à zieuter les deux boules de Berlin chimiques dans leur emballage plastique. Bah oui, si on veut se faire des petites salades maison faut y aller plus souvent au supermarché. C’est vrai que c’est plus facile de sortir les fish sticks du congelo mais qu’importe! Les salades vertes aux tomates cerises, c’est bourré d’antioxydants et de vitamines! Terminé les fish sticks! Même s’ils sont cuits au four!
Revenons à nos boules de Berlin. C’est en les regardant qu’on se dit que les efforts de la veille étaient particulièrement difficiles. Et là, on se demande si on n’aurait pas droit à une petite douceur en guise de récompense… erreur fatale. Elles étaient deux. DEUX. Et à elles seules, elles vont réussir à anéantir toute une journée d’alimentation équilibrée. Parce qu’on les achète! Et bien entendu, on les mange toutes les deux. Et jusqu’à la dernière bouchée, on se dit que ce n’est pas grave. Et paf, le jeans serre de nouveau. Et nous revoilà, remplie de culpabilité, à la case départ. La semaine est déjà entamée. Les efforts ça sera évidemment pour lundi prochain… « mais pas lundi prochain, parce que lundi prochain, on fête les deux ans de la fille du cousin de mon père, et devant un moka, je ne sais pas résister ». « Le lundi d’après? Non plus, Marie France apportera certainement un moelleux au chocolat pour fêter ses 43 ans. Je dois lui faire honneur, sinon elle va penser qu’il n’est pas bon, il y a déjà quelques tensions entre nous, je ne voudrais pas envenimer les choses…. ».
C’est ainsi qu’on se retrouve au mois de juin, regonflée à bloc. Mais avec une autre technique. Les défis! Merci Facebook!  « 30 jours abdos », « 30 jours anti cellulite »… A nous le bikini! On participe évidemment à tous les événements. Et on est fières de rendre public notre participation! Même pas peur. Le troisième jour du mois, devant le miroir, les abdos serrés et les joues rosées, on aperçoit la naissance de petites lignes en dessous du soutien gorge! « Parfait! Hihihiiii c’est génial ce défi! Le 30, je serais top canon! Et d’ailleurs, je fais plus que ce que le défi me dit de faire. 10 abdos c’est pour les débutants! Moi, à 15 ans, j’en faisais 50 par jour, comme Britney Spears. Si, si elle faisait ça, c’était écrit dans le 7extra ».
Seulement voilà, à 15 ans, on est pas fatiguée par une grosse journée de boulot… et aux environs du 8 juin, nous voilà déjà à passer quelques étapes du défi. Trop crevée. Ou encore,  pas envie d’enlever son beau petit chemisier pour s’allonger sur le sol et remonter bêtement vers ses genoux. Les faire en pyjama? c’est pas le bon plan, l’air de rien, ça fait transpirer ces petits mouvements… Et puis au mois de juin, la Belgique à connu des jours ensoleillés. On n’en a pas tous les jours alors on ne va pas se priver d’une petite Kriek en terrasse, avec, bien entendu, le mini bol de cacahuètes (ou de cubes de fromages, selon les terrasses) qui va avec. Non non, et puis si après il pleut, on va s’en vouloir…

C’est ainsi qu’on se retrouve aujourd’hui 9 juillet, à se demander si cet été, on ne va pas plutôt rester en pantalon. C’est joli aussi les pantalons. En plus, on fait plein de jolis modèles maintenant. Colorés, agréable à porter même en cas de grosses chaleurs…. Oui on va faire ça… Et on s’y mettra à fond en hiver, pour l’été 2015.
Ha mais non, y a les raclettes.

Etre maman… Ou pas!

chaussons-bébé« Alors, quand est-ce que vous nous faites un petit! »

LA question que l’on attend ou… que l’on redoute! Car que l’on réponde « Jamais » avec un grand sourire voire quelques éclats de rire, ou sèchement, on doit passer par la case justification! 

Ça choque, ça dérange, ou ça amuse car les poseurs de la question piège croient qu’on plaisante… Comme si le fait de ne pas repeupler la terre était un crime. Comme si ne pas vouloir pouponner était une maladie extrêmement honteuse.  

Alors on change de sujet. « Tiens, au fait, ton tee shirt, c’est plutôt vert menthe ou vert d’eau? Non parce qu’en fait je compte acheter des chaussures qui pourrait peut-être aller avec un tee shirt comme le tien… ou alors j’achète un bleu azur, je ne sais pas. ». Et si la personne insiste, alors la justification commence! Et sous peine de passer pour un égoïste sans coeur, on se lance. 

Alors… pourquoi je ne veux pas devenir maman? Et bien pour diverses raisons. De la plus futile à la plus profonde. 

  1. Je ne veux pas rouler en monospace déjà! Non parce que, la belle voiture (ou la petite voiture toute mignonne, admettons que je ne sache jamais me payer un beau coupé cabrio, ce qui est tout à fait plausible) de mes rêves je peux me le pousser bien loin pendant minimum 10 années, et encore, si je m’arrête à un seul et unique petit bébé d’amour. Soyons clair un maxi machin, ça rentre moyen dans une Beetle 3 portes. Et puis pour nettoyer le vomi avec les sièges rabattu, c’est le cassage de dos assuré! Ha oui c’est pas comme quand tes potes vomissent par inadvertance dans ta voiture un jour de guindaille! Là, tu peux aller gentiment sonner chez eux avec un seau et les obliger à nettoyer! 
  2. Je ne veux pas de rollmops à la place des tètès! Du moins pas de suite! Je préfère attendre doucement la quarantaine (cinquantaine si je suis chanceuse), pour que les lois de la pesanteur fassent leur travail sur mes deux (déjà) petits lolos. Et je ne veux pas non plus voir mon aréole se transformer en choux fleur rosé ni voir mes tablettes de chocolat virer au flan strié! 
  3. Je veux dormir! La grâce matinée, c’est sacré. Dormir 10 heures d’affilée n’est plus possible avec une petite louloute qui vient demander un jus d’orange et une tartine de confiture à 6h30 du matin un dimanche. Et un enfant, c’est pas comme un réveil, que l’on peut éteindre et qui sonne 5 minutes après. Non non… Ça sonne en continu. Et tous les jours. TOUS les jours… Même les lendemains de carnaval! Et quand ça ne sonne pas, c’est qu’il y a un souci, et là, tu dois quand même t’extraire de ton lit pour téléphoner au docteur.
  4. Je veux continuer à voir mes amis. Parce que, un p’tit resto avec un enfant, c’est pas possible. Avouons-le, entre les frites ou les boulettes de purée à terre, les pleurnicheries d’ennuis et les cris, votre délicieux steak champignons crème va mal passer, voire vous donner des gaz tellement il a été ingurgité dans la précipitation. Et là, on parle d’un simple restaurant. Inutile de parler du petit bal de la kermesse du village. Le faire garder? Venons-en au point 5.
  5. Je veux laisser mes parents tranquilles. Ha oui, mes parents n’ont pas le choix de continuer à pouponner leur grand fils de bientôt 34 ans. Je ne vais pas non plus leur demander de garder ma progéniture.
  6. Je ne veux pas avoir peur! Un peu dans le même style que le point 4, je ne veux pas me tracasser. Je ne veux pas me demander si la gardienne de la crèche fait bien son travail, si le petit Lucas ne va pas encore une fois griffer le visage de ma p’tite fille, si le grand Brandon ne va pas racketter mon fils à la sortie de l’école, s’il va revenir entier de son voyage réthos, s’il ne va pas revenir beurré en voiture d’une soirée, si ma grande ado ne va pas avoir le cœur brisé à cause de ce grand con (encore lui, ce Lucas!), si elle ne va pas se faire agresser, ou changer ce magnifique pull à col roulé en un top décolleté sitôt arrivée à l’école (arrêtez les filles, on l’a toutes fait!)… Je ne veux pas m’inquiéter à chaque toux grasse la nuit de mon petit bout et être cernée, de mauvais poil et inattentive la journée qui suit… Et si jamais la mort décide de me prendre la chair de ma chair, je ne pourrais vivre dans le chagrin… je ne veux pas vivre dans le chagrin, dans la peine et penser tous les jours à ce jour où le destin a décidé que je devais survivre à mon enfant.
  7. Je veux continuer à vivre pour moi. Non ce n’est pas de l’égoïsme (quand on sait que la raison numéro 1 pour avoir un enfant est qu’on ne veut pas finir seul!). Tout simplement, je veux profiter de la vie. De MA vie. Qu’est ce qui plus précieux, plus unique et plus éphémère que la vie? Je veux pouvoir profiter de la vie et rien que pour moi. Me faire plaisir, dépenser mon argent pour mon plaisir… Pouvoir faire ce que je veux, quand je veux. Pouvoir glander toute la journée si j’en ai envie et partir shopper la journée d’après si ça me chante!
  8. Parce que je travaille en maison de repos et que dans ma courte carrière j’ai entendu plus de « T’as raisooooon!! » que de « Ohh c’est dommage », quand je dis que je n’ai pas d’enfant. Bizarrement, je préfère écouter les gens qui ont leur vie derrière eux.
  9. Je veux continuer à joindre les deux bouts. La crise est là. Il est clair qu’elle est là parce qu’on veut toujours plus. Et l’enfant en question en voudra plus. Et je ne veux pas faire un malheureux qui n’aura pas l’Iphone 8S et qui va me dire que je suis une méchante sans coeur parce que je ne peux pas lui offrir! Je ne veux pas faire une croix sur un citytrip parce que mon enfant a hérité de la dentition imparfaite de sa maman. Ou dépenser l’entièreté de mon salaire 6 mois par an parce que mon grand ado futur vétérinaire rentre à l’université. (le coût d’un enfant jusqu’à 18 ans est estimé à 290 000 dollars aux Etats-Unis. Source « Elle »)
  10. Je ne veux pas finir comme mes parents. Comme évoqué au point 5, un accident pendant la fécondation est vite arrivé. Et je préfère prendre le risque de finir seule et subir cette pression sociale, plutôt que de passer le reste de ma vie à donner à manger, laver, changer, soigner mon grand enfant. Sans jamais pouvoir me dire: « un jour, ça sera fini »… Non ce n’est pas fini, la vie a décidé de faire de ton enfant un assisté et tu ne t’en déferas plus jamais. Même si tu l’aimes du plus profond de ton cœur, ton enfant est une charge. 
  11. La planète part en sucette et je ne veux pas laisser mes enfants avec celle ci. De plus, la surpopulation a un impact énorme sur l’environnement, et je préfère augmenter mon empreinte écologique en buvant des capsules de café en aluminium plutôt que de le faire en augmentant le surpeuplement.
  12. En donnant la vie, tu donnes aussi la souffrance. La peur de te perdre toi même, parent, la maladie et la mort…
  13. Je ne veux pas vivre une séparation avec enfant. Une séparation, c’est déjà difficile. Mais avec des enfants, c’est un véritable déchirement. Une autre femme va certainement considérer votre petite comme son propre enfant. Votre enfant va un jour vous dire « je vais vivre chez papa… » ou encore « Priscilla, elle fait des meilleures crêpes que toi Mamaa… ». Je ne veux pas ça, mon cœur ne veux pas ça… 
  14. Ma vie, elle est à moi, et je la gère comme je le souhaite sans jamais juger celle des autres… Je pense que c’est la meilleure façon d’être heureux. Je pense. Qui sait? Un jour je pleurerai peut-être, seule, au fond de mon lit en rêvant à la petite fille aux cheveux frisés et aux grandes dents que je n’ai pas eue… 

Et qu’en est – il de l’amour me direz-vous? De cet amour que vos enfants vous apportent? Ou que vous leur transmettez. Je répondrai alors que c’est un peu comme les smartphones et Internet. Avant on vivait sans et la vie était belle. On ne savait pas que quelques années plus tard on ne saurait vivre sans toute cette technologie. Pourtant, on était heureux. Ce que l’on ne connaît pas ne nous manque pas. L’amour d’un enfant, pour moi, c’est pareil.

J’espère juste, que dans ma vie je compterais au moins pour quelqu’un, autant qu’une maman compte pour son enfant.

 

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Petit mot pour mon grand frère…

A toi,

Tu es venu au monde en 1980

Moi j’étais encore bien loin.

Bien loin d’imaginer que jamais ma vie,

Ne ressemblerait à celle des autres petites filles.

Et toi, t’étais pas comme les autres petits garçons,

Tu faisais partie de ceux qu’on évite, avec un regard qui en dit long.

Je ne comprenais pas pourquoi,

Pourquoi à l’école mes amis avaient peur de toi.

Pour moi, c’était ainsi la vie.

S’occuper de son grand frère, le nourrir, lui donner le bain,

Comme on le fait pour un bambin.

Tu as grandi, j’ai grandi,

Et là, j’ai compris.

J’ai compris des choses que peu sont capable de comprendre !

Je suis adulte, tu es toujours un bambin,

Tu as plus de 30 ans mais on te donne toujours le bain.

Tu es agressif, tu piques des colères et on n’y comprend rien,

Ce que tu ressens ? Personne n’en saura jamais rien,

Ni moi, ni tes parents ! Nos parents.

Qui, à 50 ans, s’occupent toujours de leur grand enfant.

Qui s’inquiètent chaque jour quant à ton avenir,

Et n’imaginent toujours que le pire!

Alors à ceux qui ne me comprennent pas de vouloir rester nullipare,

Je leur dis que je ne veux pas de cette vie plus tard.

Jamais je ne cajolerais un neveu ou une nièce.

Je terminerai peut-être ma vie seule dans un deux pièces,

Mais je préfère cette vie-là,

Seule, oui, mais certainement avec moins de tracas!

Pessimiste, certainement oui, peut-être à tort,

Mais je prends le risque et l’assumerais jusqu’à la mort!

Quant à toi mon Jona ,

Tracasse, je ne t’abandonnerai pas.

Même si je t’ai détesté longtemps,

D’avoir pris toute l’attention des parents ,

Je serais toujours là,…

 

 

 

 

 

 

 

Bienvenue…

Ça y est, je me suis enfin décidée à prendre mon clavier et écrire ce qu’il me passe par la tête! Mes humeurs de fille (compleeexe!!), mes coups de gueule,… Mais aussi quelques petites nouvelles. 

J’aime écrire depuis mon plus jeune âge, j’étais d’ailleurs l’heureuse propriétaire à 7 ans d’un journal intime dans lequel j’écrivais toutes mes peines et mes joies jusqu’à l’âge de 25 ans… Malheureusement, Internet à pris plus de place dans ma vie que je ne l’aurais jamais imaginé. Me voilà donc à 29 ans, face à mon écran, délaissant lâchement mon Loulou (oui, c’était le prénom de mon journal). 

Un petite présentation s’impose donc à vous, lecteurs. 

Je suis une nouvelle bloggeuse de 29 ans et j’habite la Belgique.

Etant une grande amie des animaux, je ne supporte pas la cruauté envers ceux-ci et, les images et vidéos traînant sur le net me font pleurer, me déchire le coeur…  

Je suis également la sœur d’un adulte handicapé mental. Ma petite vie n’a pas toujours été facile avec lui, mais vivre avec son handicap m’a appris à être forte, tolérante mais m’a aussi fait voir la vie d’un autre façon, à être légèrement pessimiste quant au fait de donner la vie… 

Je m’arrêterais là pour la présentation…